Politique d’emprunts

Le financement des investissements autoroutiers est réalisé par la CNA essentiellement sur le marché obligataire ; par ailleurs, des accords de financement pluri-annuels ont été conclus avec la Banque européenne d’investissement pour le financement partiel de projets autoroutiers ou de programmes de travaux d’amélioration sur le réseau existant. Afin de répondre au souhait des SCA de lisser l’échéancier de leur dette en fonction de leurs capacités de remboursement, la CNA est amenée à émettre sur des durées relativement longues. Le montant des émissions est déterminé par addition des besoins de financement de plusieurs SCA. Le marché naturel de la CNA, compte tenu de l’activité des sociétés financées, est le marché de l’euro. Les emprunts sont lancés à destination des investisseurs professionnels sans appel public à l’épargne. Ils font l’objet de cotations en Bourse sur Euronext ; les emprunts sous format juridique international sont également cotés à Luxembourg. Dans le but d’améliorer la liquidité sur le marché secondaire, la CNA construit des lignes de référence par le biais d’abondements successifs. Ainsi, en 2002, la CNA a émis en une seule fois un emprunt d’un encours d’un milliard d’euros sur la maturité 2017 et a abondé la ligne 2014 portée ainsi à un milliard d’euros. En 2003, la CNA a émis un emprunt obligataire d’un encours de 500 millions d’euros sur la maturité 2018, abondé de 450 M€ en 2004, 300 M€ en 2005, 429 M€ en 2006, 124 M€ en 2007, 133,6 M€ en 2008 et enfin 55,4 M€ en 2009 portant à 1,992 Md€ l’encours sur cette échéance. Enfin, l’emprunt obligataire émis en 2005 à hauteur de 336,26 M€ sur la maturité 2025 fait l’objet d’abondements réguliers depuis 2011 et présente aujourd’hui un encours supérieur à 800 M€ Il convient de préciser qu’une limite à la taille des lignes est constituée naturellement par la capacité annuelle de remboursement des sociétés financées par la CNA. L’encours de dette obligataire est majoritairement à taux fixe. Cependant, une variabilisation d’une partie de la dette est obtenue via des contrats d’échanges de taux d’intérêt conclus lors de l’émission de certains emprunts.